Battle Beast : show me how to be Metal

Enter the metal world. C’est avec ce titre que démarre Steel, le premier album de Battle Beast. Tout de suite, le morceau nous met dans l’ambiance « bourrin mélodique » de ce groupe encore peu connu. Ce monstre à six têtes venu de Finlande plonge son inspiration directement dans les vieux piliers du Heavy Metal comme Judas Priest ou Motörhead. À partir de cet héritage, il produit un univers kitsch ne manquant pas de séduire le public.

Le retour du « true » heavy ?

Un groupe né en 2008 jouant du Heavy traditionnel ? Il y a de quoi rendre plus d’un metalleux sceptique quant à la capacité du groupe à produire des compos originales et à ne pas noyer l’auditeur dans un sentiment de déjà-vu. Pourtant, les Finlandais ne donnent ni dans le plagiat, ni dans le réchauffé. Le groupe sait parfaitement suivre les traces des tenors du Heavy Metal tout en apportant sa marque personnelle. Avec des riffs endiablés et un rythme guerrier – leur côté Motörhead sans doute… -, Battle Beast réalise des morceaux puissants aux aspects épiques. Impossible de parler de la musique du groupe sans évoquer Noora Louhimo. La chanteuse à la voix criarde et virile propose une sorte de stade intermédiaire entre la voix lyrique de Tarja Turunen – ex Nightwish – et les puissants growls d’Angela Gossow – ex Arch Enemy. Bien qu’il faille saluer l’arrivée de la talentueuse Noora Louhimo, on ne peut que regretter le départ de la précédente chanteuse, Nitte Valo. L’ancienne frontwoman avait une voix davantage pêchue et savait mettre une ambiance incroyable en live.

Une puissance scénique rare

En live, le groupe rassemble tous les éléments donnant un bon concert de Heavy Metal. Du cuir, du headbanging, un public régulièrement invité à chanter/gueuler, des guitaristes qui prennent des poses héroïco-ridicules à la Manowar, etc. Certes, ce côté caricatural et cette auto-dérision ne datent pas d’hier. Mais cela correspond au style musical et apporte une ambiance bon enfant sur scène. « Du réchauffé ! » brailleront encore les plus orthodoxes. Il n’empêche que ça marche ! Le public est chaud, aime, chante, pogote et passe un super moment.

Malgré son jeune âge, le groupe a su vite se faire remarquer. D’abord en remportant la Wacken Open Air Metal Battle de 2011, puis en assurant la première partie de Nightwish sur la tournée de Imaginearum en 2012. Une première partie tellement appréciée, que le groupe phare du Metal Symphonique a repris en live Show me how to die.

À écouter et… à aimer.

Crédits photos :
Cecil

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